Les Romans Meurtriers de Kim Tak Hwan

Les Romans meurtriers de Kim Tak Hwan

 

Ce n’est pas nouveau : j’aime la littérature asiatique mais je ne m’y « cantonne » pas, rassurez-vous.

Mais en ce moment, j’ai très envie de parler d’un de mes livres préférés : Les Romans meurtriers de Kim Tak Hwan. Un petit mot sur l’auteur pour commencer :

Sud-coréen, Kim Tak Hwan est un critique littéraire mais a également écrit de nombreuses fictions pour la plupart historiques et fantastiques. C’est lui qui a écrit la série de huit romans sur laquelle est basé le drama coréen L’Immortel Yi Sun-sin, diffusé en 2005 sur KBS. Il est en ce moment professeur de littérature à l’Université de Hanam et il continue d’écrire, encore et toujours. Mais qu’écrit-il donc ? Hé bien la suite des Romans Meurtriers bien sûr ! Parce qu’en achetant ce livre, je ne me doutais pas le moins du monde que l’auteur comptait en faire une fresque de 10 tomes… et que le deuxième ne sortirait seulement qu’en 2012 (il n’est pas encore sorti je crois). Et pourtant j’ai adoré ce livre, comme j’adore les sageuk également. Un sageuk est une série télé historique coréenne. Alors oui j’ai été quelque peu déroutée face à cette information mais quand j’ai terminé le roman, je n’ai pu m’empêcher de penser : « Vivement qu’il sorte le deuxième tome ! »

 

Résumé

Un meurtrier sévit à Joseon (l’ancienne Séoul), en 1778. Le royaume jusqu’ici prospère tombe alors dans la peur et le doute. Chacun vit en attendant le prochain meurtre. Il s’avère d’ailleurs qu’au chevet de chaque victime, est déposé un roman du même auteur. Ce dernier est directement soupçonné mais le jeune dosa Yi, fonctionnaire de la Haute Cour de Justice, suspecte quelqu’un d’autre. Et s’il s’était finalement trompé ?

Entouré d’un groupe d’érudits adeptes de la grande littérature classique chinoise et coréenne, le jeune homme de vingt ans va tenter tant bien que mal de résoudre cette énigme et d’arrêter les crimes qui continuent sans cesse même après la condamnation du premier suspect. Au moment le plus important de sa carrière, il va rencontrer des gens qui deviendront des amis précieux dont l’un d’eux qui va lui être d’une aide précieuse au cours de cette affaire : Kim Jin. Sauf que les autres fonctionnaires et ses supérieurs ne voient pas ce rapprochement d’un très bon œil.

De complots en complots, de trahisons en trahisons, Yi va devoir rester sur ses gardes et se méfier de l’eau qui dort, car le réveil pourrait être très brutal… Yi s’entoure d’érudits, auteurs et amateurs de nouveaux genres littéraires très mal considérés par les autorités et la morale de l’époque. Les imprimeurs clandestins se font donc de plus en plus nombreux.

Rien de tel qu’une intrigue policière sur fond d’historique pour nous en apprendre plus sur l’histoire de la Corée et sur son évolution. L’imprimerie est arrivée en Corée, deux siècle avant l’invention de Gutenberg. Et bien sûr, à l’époque seuls les ouvrages royaux, religieux et politiques pouvaient être imprimés (seulement s’ils étaient censurés ou s’ils restaient conformes aux lois et à l’éthique bien sûr).

Ce livre est tout simplement époustouflant. Le Policier et l’Historique se mélangent à merveille et offrent un rendu détonant. A chaque minute de la lecture, on retient notre souffle coupé par le suspense et la tension régnant en maîtres ici : l’atmosphère est tendue, sombre et excitante à la fois. Celui qu’on soupçonne au début n’est pas le bon, et on finit par comprendre que l’auteur nous a bien baladé tout au long de l’histoire. L’intrigue est très bien menée ce qui fait qu’il n’y a aucun temps mort. On comprend petit à petit, grâce aux indices donnés par le narrateur lui-même et l’auteur, que ceux qu’on n’aurait pas soupçonné au départ sont en fait impliqués dans de drôles machinations et qu’il ne faut jamais se fier aux apparences.

Ce genre est définitivement l’un de mes préférés et je relirai volontiers ce roman dés que je le pourrai. Je me demande juste comment l’auteur va tourner la saga : est-ce qu’il s’agira de la suite des aventures de Yi et son ami Kim Jin avec de nouvelles enquêtes ou bien s’agira-t-il d’une nouvelle intrigue ? Quoiqu’il en soit, ce premier tome donne envie d’en lire d’autres et il se lit très rapidement malgré sa longueur : 500 pages. Ne pas se fier aux nombres de pages car dés que vous commencerez à le lire vous embarquerez à l’époque de Joseon sans vous en rendre compte vous aurez bien du mal à en revenir, croyez-moi. 

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4 réponses à “Les Romans Meurtriers de Kim Tak Hwan

    • Haha, contente que ça te donne envie de le lire alors 🙂 C’est spécial mais il est vraiment bien ! Le truc c’est que il devait aussi y avoir une suite mais j’ai plus jamais entendu parler de ça depuis que j’ai acheté le premier tome. Ca a dû tomber à l’eau. En même temps vu la fin y a pas vraiment besoin de suite 🙂
      Et dis, comment t’es tombée sur mon blog au fait ? ^^’

  1. J’ai adoré ce roman !
    Enorme coup de coeur pour ma part. L’auteur a un style très agréable à lire ( ou peut-être les traducteurs qui sont très bons également ?), et l’intrigue est vraiment accrochante. J’ai trouvé l’arrière plan historique particulièrement intéressant tant il y est développé. J’aimerai vraiment lire plus de ses romans, j’espère qu’on en aura d’autres en France !

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