La Maîtresse de Jade

La Maîtresse de jade

 

Résumé

Dans les années cinquante, à Singapour, au sein d’une société figée dans ses codes archaïques, le bouleversant combat d’une jeune servante pour conquérir l’amour d’un homme que le destin lui rend inaccessible.

Vendue par sa mère à l’âge de quatre ans, Han découvre la servitude dans la puissante Maison des Wu, un monde clos où le culte des traditions séculaires sert de paravent à la décadence morale. Intelligente et fière, animée d’un esprit de rébellion peu commun, la fillette devient la compagne de jeu favorite du jeune Wu, futur maître de la maison.

Mais en grandissant, Wu prend conscience de sa condition et s’éloigne ostensiblement de sa protégée. Pour Han, le désaveu est inacceptable. Orgueilleuse et intrépide, déterminée à reconquérir l’homme qu’au nom des lois ancestrales on lui interdit d’aimer, la jeune femme n’aura de cesse de braver les pires sanctions et de défier des maîtres tout-puissants, jusqu’à l’inéluctable issue…

Récit d’un amour fou et absolu qui transfigure une réalité impitoyable en une envoûtante aventure baignée de poésie et d’onirisme, La Maîtresse de jade est aussi un cruel témoignage sur la condition de la femme et la vie ancillaire en Chine au beau milieu du XXè siècle.

Le résumé est celui de la quatrième de couverture.

Avis 

J’ai décidé d’écrire ce que j’appelle un avis progressif pour ce livre car j’ai déjà tant de choses à dire dessus qu’il me sera sûrement difficile de me souvenir de toutes mes pensées quand j’aurai terminé de le lire.

La Maîtresse de jade est un livre bouleversant qui nous plonge dans une Chine ancestrale et archaïque, dans un Singapour conservateur et moraliste.

Mon impression à la lecture des 7 premiers chapitres est assez mitigée. Cette histoire est très prenante et à la fois déroutante. En fait, on est choqué par ce qui arrive à la famille de Han et comment sa mère l’abandonne face à la pauvreté. Le style de l’auteur est très cru et réaliste mais poétique à la fois. On serait plusieurs fois tenté de ne pas le continuer et pourtant la romance qui va naître entre le jeune Wu et l’enfant Han est tellement envoûtante qu’on a envie de savoir si une simple servante a réussi à faire succomber son maître et faire renaître ses sentiments amoureux qu’il a ressenti durant leur enfance. Est-ce qu’elle sera l’élément déclencheur d’un changement de traditions ancestrales ?

Pour l’instant je suis plongée dans ce livre et j’ai du mal à m’en détacher tellement les mots de l’auteur sont bien pesés et son style très fluide.

On suit la progression de la vie de Han et de son maître Wu, de leur enfance jusqu’à leur âge adulte. J’en suis arrivée au moment où leur complicité s’est vraiment bien développée et que Han est devenue sa servante préférée. C’est là qu’on voit que l’enfance est un âge d’innocence : les adultes ont un œil désapprobateur face à la complicité apparentes des deux enfants malgré la distance sociale qui les sépare, mais eux n’en ont que faire et ne s’en rendent pas tout à fait compte.

Quand Han atteint l’âge de 18 ans et revoit Wu après 6 ans de séparation, à vivre loin de lui dans sa maison tandis que lui était parti ailleurs, vivre une vie plus riche, tous les sentiments de Han se réveillent, elle veut encore plus le reconquérir et retrouver le lien qui les unissait plus jeunes. Mais elle n’avait pas songé à l’amour qu’il semblait porter à sa promise, Lili, une fille sarcastique et méprisante qui fait tout pour rabaisser Han du mieux qu’elle peut. Wu doit se marier avec elle, mais on n’arrive pas à savoir exactement ce qu’il ressent pour elle. Néanmoins, il continue de protéger Han, sans vraiment se rapprocher d’elle. Il montre une certaine froideur envers elle mais pour elle c’est déjà suffisant, c’est un signe qu’il ne l’a pas oubliée et qu’il pense à elle. Elle profite de sa protection mais espère toujours plus en secret.

Bref, on attend avec impatience que Han et Wu se retrouvent comme avant, et que les codes sociaux soient brisés. Ce qui serait complètement inattendu vu l’époque de l’histoire. Quoiqu’il en soit, ce livre me fascine toujours autant, et le style cru de l’auteur n’enlève en aucun cas le charme de l’intrigue. Certes, à première vue, c’est une histoire d’amour à l’eau de rose, mais pas que. Il y a bien plus que ça derrière et il ne s’agit pas d’une histoire d’amour comme les autres. De plus, pour le moment, on a aucune idée des sentiments de Wu, et on nous laisse dans un suspense insupportable. C’est aussi très intéressant de voir à quel point la Chine est restée aussi conservatrice pendant longtemps, avec tous ces mariages arrangés, les codes sociaux selon lesquels il ne faut absolument pas mélanger les classes entre elles.

La fin du livre est plutôt déroutante mais je ne sais pas pourquoi, je m’y attendais un peu à vrai dire. La fin n’est pas vraiment satisfaisante, mais tout dépend du point de vue qu’on a sur le livre. Ce livre est tout de même fascinant et bien écrit et on se laisse porter facilement dans sa lecture.

Ce n’est pas pour autant un des meilleurs livres que j’ai lu mais il m’a laissé un souvenir marquant et il vaut la peine d’être lu:)

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